5 Juin 2007. Une journée riche de débats, avec notamment des échanges rebondissants entre Louis Schweitzer et Alain Minc sur l'avenir des réseaux professionnels et par extension des grandes
écoles françaises.
Pour faire simple : renforcer les structures intermédiaires et les réseaux professionnels en les fusionnant pour créer une élite économoqie et managèriale plus cohérente au sens de l'expansion européenne; permettre ainsi aux managers et aux institutions françaises de marquer leur place dans l'économie européenne. Plus globalement favoriser le travail en réseau, en réseaux croisés, interconnectés, démultipliés, dans un esprit de totale transparence et d'ouverture.
Les débats se sont poursuivis autour de tables thématiques, avec notamment celle sur le "Networking et la gestion du risque financier", animée par Gonzagues de Blignières (Président de Barclayes Private Equity France).
En résumé, la chaine de financement des jeunes entreprises françaises est aujourd'hui entièrement concentrée dans les mains d'une communauté restreinte d'intervenants. Un réseautage intense entre financeurs institutionnels, banquiers (10 banques) et fonds privés (30 fonds), renforcé par la présence à leurs cotés de quelques cabinets de conseils en stratégie choisis (10 cabinets) positionne globalement le financement de la croissance des entreprises innovantes dans les mains d'environ 600 personnes.
Comment remédier à cette approche réductrice du financement des projets, alors que le secteur se porte bien ? S'ouvrir vers tous les organismes, réseaux, institutions, communautés, associations et individus business angels qui s'inscrivent tout au long de la chaine de valeur du financement, de la création jusqu'à la mise en bourse ou l'intégration industrielle. Harmoniser les outils ou pour le moins partager un jargon et des valeurs pour optimiser l'accompagnement des jeunes acteurs de l'économie tout au long de leur cycle de vie de PME. Bref laisser le réseau au coeur des sources de financement, mais l'ouvrir et lui offrir de la même manière transparence, mixité et évolutivité.